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Les technologies nucléaires pour détecter la fraude alimentaire

Écrit par © Filactu le . Rubrique: Technologies

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a lancé un nouveau projet de recherche visant à permettre aux pays de détecter rapidement la fraude alimentaire et la contamination à l'aide d'outils portables et peu coûteux.

Le projet de recherche coordonné, mené en coopération avec l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), réunit les scientifiques de 13 pays pour explorer l’utilisation des techniques nucléaires et connexes pour créer des équipements analytiques facilement déployables sur le terrain.

On estime que la fraude coûterait à l'industrie alimentaire mondiale entre 10 et 15 milliards de dollars chaque année, ce qui affecte environ 10% de tous les produits alimentaires commercialisés, selon la Grocery Manufacturers Association basée aux États-Unis.

La spectrométrie ionique, une technologie nucléaire utilisée par la police des frontières dans la détection de drogues illicites et d'explosifs, est l'une des nombreuses méthodes qui pourraient être adaptées pour effectuer des tests de dépistage sur le terrain, de détecter les falsifications, les contaminants et les moisissures dans les aliments.

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Un nouveau projet de recherche de l'AIEA vise à permettre aux pays de détecter rapidement la fraude et la contamination du lait et des produits oléagineux à l'aide d'outils portables et peu coûteux, tels que ce détecteur de fluorescence à rayons X. (Photo: AIEA)


Améliorer la sécurité alimentaire mondiale

Ces dispositifs portables permettront de tester l'authenticité des aliments, à partir d’une base de données de référence d'échantillons authentiques. Le projet se concentrera d'abord sur l'élaboration de méthodes pour analyser rapidement le lait en poudre et l'huile végétale, deux produits particulièrement vulnérables à l'adultération.

Les pays participants sont l'Autriche, la Belgique, la Chine, l'Inde, la Malaisie, le Maroc, la Fédération de Russie, Singapour, le Sri Lanka, la Suède, le Royaume-Uni, l'Ouganda et les États-Unis. Le projet a débuté avec une réunion à Vienne en mai 2017, et les premiers résultats sont attendus au cours des deux prochaines années. <

https://www.iaea.org

 

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