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GWIR devient CHADENN : la blockchain pour authentifier les produits et les ordonnances

Écrit par © Filactu le . Rubrique: Technologies

La start-up bretonne spécialisée dans l’usage de la blockchain à des fins d’authentification, dont nous avons déjà parlé sous le nom de GWIR, sera finalement constituée sous le nom de CHADENN.



GWIR reste cependant le nom de son projet de traçabilité sécurisée dédié à la lutte anti-contrefaçon des produits physiques. La solution fonctionne aussi bien pour des produits vendus en boutique que sur  Internet où il est possible de vérifier l’authenticité d’un produit avant son achat.



La solution anti-contrefaçon Gwir de Chadenn repose sur l’émission d’un passeport numérique qui est associé au produit tout au long de la chaîne de distribution. Le Gwir Passeport est transféré automatiquement au nouveau propriétaire du produit au moment du paiement. Pour le client final, le passeport sera la preuve de l’authenticité du produit, notamment au moment de sa revente.



« Nous sommes basés en Bretagne et nous nous spécialisons dans le développement des applications blockchain. Nous utilisons surtout les fonctions de la blockchain publique Etherum, tout en suivant les évolutions des autres blockchain comme Hyperledger et Bitcoin, » explique Kevin Bardoux, l’un des quatre fondateurs.



La blockchain publique a cependant certaines contraintes. « On ne peut créer qu’une quantité limitée de passeports par jour. Or pour certaines applications on nous demande de créer jusqu’à un million de passeports par jour. Il faut alors se rabattre sur des blockchains privés ou de consortium (dont l’accès est limité aux acteurs connus de la supply chain). On peut aussi développer des applications hybrides associant une blockchain de consortium (pour les acteurs référencés) et une bockchain publique (pour les clients finaux). »

Signalons enfin que Chadenn investit aussi dans un projet santé de lutte contre les fausses ordonnances médicales. Il s’agit de les rendre infalsifiables et de lutter contre la fraude aux remboursements qui en 2014 atteignait les 200 millions d’euros pour la seule fraude identifiée. Le projet est beaucoup plus lourd, car il faut s’insérer dans une filière comprenant un grand nombre d’acteurs. Ce qui est très consommateur de temps pour une jeune entreprise. Plusieurs acteurs du parcours santé en France et à l'étranger  manifestent un grand intérêt pour ce projet. Il s’agit de dématérialiser les ordonnances tout en les sécurisant avec la blockchain.

PhC


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