Technologies

Le terminal de contrôle police « le plus abouti du marché »

Écrit par © Filactu le . Rubrique: Technologies

Coppernic-JLAvec son nouveau terminal mobile « C-One e-ID » la PME française Coppernic, créée en 2008 à Aix-en-Provence, entend bien conquérir le marché mondial des contrôles en situation de mobilité.

Un marché prospère qui concerne surtout les contrôles de personne sur le terrain (cartes d’identité, passeports) mais aussi le contrôle des titres de transport, la traçabilité animale, le relevé des compteurs, le contrôle inopiné des permis de conduire… En revanche, le marché de l’authentification des marchandises à l’importation (marque, conformité, provenance, marché gris, contrebande) et l’équipement des douaniers affectés à la lutte anti-contrefaçon sont encore à développer. Ces derniers étant, pour le moment, équipés de simples terminaux peu sophistiqués. Une situation qui pourrait changer dans la mesure où les entreprises commencent à adopter des solutions de traçabilité sécurisée avec des marquages authentifiant plus robustes à la copie.

Les marchés importants actuels, de l’ordre de plusieurs milliers de terminaux, font l’objet d’appels d’offres gouvernementaux ou de la part de grandes compagnies d’énergie ou de transport. Ces appels d’offres sont traités par de grands intégrateurs, comme Gemalto, Oberthur, Thales ou Safran — dont l’activité biométrique est justement en passe d’être cédée à Oberthur — qui conçoivent et installent les systèmes globaux et dont Coppernic est l’un des sous-traitants réguliers.

Pour Jacky LECUIVRE, le PDG de Coppernic et pionnier de la conception des PDA, « le terminal C-One e-ID est unique au monde, nous l’avons conçu comme un PDA++, une plateforme modulaire sur laquelle nous greffons les technologies les plus récentes et les plus performantes en fonction des besoins : appareil photo/vidéo (avec reconnaissance faciale), lecteur de cartes à puce avec contact ou sans contact, lecteur de piste magnétique, de code à barres 2D ou 3D, d’empreinte digitale, de puce RFID HF, reconnaissance de caractères (OCR) avec décodage off line de la bande MRZ des passeports, transmission cryptée radio (protocole Euridis notamment) ou téléphonique  (4G LTE, 3G et UMTS), GPS, Wifi, Bluetooth 4.0… Le tout dans une enveloppe compacte et très robuste qui ne pèse que 600 grammes, et ce pour un prix unitaire raisonnable qui se situe entre 1 500 et 1 800 € selon la configuration. »

Coppernic-C-One e-ID

Fiabiliser le contrôle mobile des personnes

Selon David SKULI, le directeur central de la police aux frontières, si des terroristes ont pu facilement s’introduire et circuler librement en Europe, c’est qu’ils avaient de vrais passeports volés. Il suffit en effet de se maquiller pour ressembler à la photo de la personne du passeport et tromper vigilance du contrôleur s’il ne dispose pas d’un équipement adéquat.

« La conception du terminal Coppernic vise justement à répondre à ce besoin, explique Jacky LECUIVRE,  en multipliant les étapes de contrôle de la plus simple à la plus sophistiquée. »

La première étape, la plus simple, consiste à vérifier que le codage de la bande MRZ du passeport (une chaîne de caractères) est conforme. Cette lecture permet au terminal d’activer la puce RFID du passeport qui contient les éléments biométriques de la personne (photo, empreinte digitale).

Si le passeport est authentique, mais que le doute subsiste sur la ressemblance du porteur avec la photo enregistrée. Le policier prendra une photo de la personne qu’il soumettra à l’algorithme de reconnaissance faciale contenu dans le terminal. Une technique particulièrement robuste qui détecte toutes les tentatives de déguisement.

Ensuite, dans le cadre d’un contrôle aléatoire sur le terrain, il est probable que la personne n’aura pas son passeport sur elle. Dans ce cas, le policier utilisera le lecteur d’empreinte digitale qui permet d’authentifier en temps réel et de manière incontestable l’identité de l’individu grâce à sa « signature biométrique ». Le terminal C-One e-ID intègre le capteur d’empreintes digitales Colombo de la société Integrated Biometrics le plus performant du marché et qui est homologué par le FBI. 

On peut ainsi vérifier l’identité de chaque individu en comparant son empreinte digitale avec celle encryptée dans son justificatif d’identité ou envoyer directement les données biométriques, par l’intermédiaire d’un module de chiffrement, vers différentes bases de données de référence. En retour, le policier saura immédiatement si la personne est fichée ou non. Précisons, que le terminal dispose aussi d’un lecteur de carte à mémoire SD, dont la capacité jusqu’à 64 Go, permet de stocker de petites bases de données, par exemple, les 10 000 personnes qui, en France, sont fichées S.

Enfin, ce terminal unique peut aussi contribuer à l’enrôlement rapide des migrants ou des réfugiés à la volée sur le terrain. Si la personne a aucun papier sur elle, le terminal permettra de collecter sa photo, ses empreintes digitales ainsi que la localisation GPS de la saisie. Ces informations sont ensuite inscrites par le terminal sur une carte duale (sans contact RFID ou avec contact et carte à puce). Le migrant dispose ainsi d’un document d’identité provisoire qui lui permettra de remplir d’autres formalités.

Coppernic consacre une part significative de son chiffre d’affaires à la R&D et au développement de nouveaux produits. C’est ainsi que l’entreprise a développé pour le compte d’une société de transport un scellé électronique pour protéger les cargaisons de camions ou de containers contre le vol. Ce scellé est équipé d’un accéléromètre pour détecter les chocs, d’un GPS et d’un module de transmission vers un réseau IoT (Internet des objets). Si le câble du scellé de fermeture apposé sur le camion ou le container est coupé, une alerte de tentative d’intrusion est envoyée immédiatement sur le mobile du chauffeur et le centre d’appel du transporteur.<

Philippe Collier

www.coppernic.fr