Technologies

Un nouveau système de marquage robuste et économique

Écrit par CR69 le . Rubrique: Technologies

Un système de marquage innovant et performant permet de lutter efficacement contre le vol et la contrefaçon des produits manufacturés de tous types.

vue-NanoTagLa société ADN-IDENT (Poissy) assure, depuis la fin du mois de mai, la représentation en France de la société australienne NanoTag Technology, créée en 2009.

Le principe du système NanoTag, selon Christian Blachère, « consiste à attribuer une sorte de code « ADN » à chaque objet que l'on souhaite protéger. »

Un NanoTag est une "étiquette" métallique microscopique (en nickel, résistance jusqu’à 600 °C), de diamètre compris entre 0,3 et 1 mm (plus petit qu'un grain de sable).

Chaque NanoTag, d'un même lot, possède un code alphanumérique d'identification unique de 6 à 12 chiffres, gravé de façon indélébile au-dessus d'un hologramme placé sur le substrat de très faible épaisseur (5 microns) du NanoTag .

Les NanoTags sont en suspension dans un adhésif sensible aux ultra-violets (UV). L'application de cet adhésif est effectuée au moyen d'un pinceau ou d'un stylo applicateur ou encore par pulvérisation (spray) sur tout objet de valeur à protéger ainsi que sur ses composants éventuels. Compte tenu de leur taille microscopique, de leur nombre et de leur excellente tenue et résistance, il est pratiquement impossible de trouver et d'enlever les NanoTags appliqués.

La description de l'objet : son numéro de série, son code d'identification de sécurité unique (pour un même lot), et les coordonnées du propriétaire légitime sont enregistrés dans une base de données sécurisée. Cette base de données peut être, soit celle du client, soit la base de données mondiale de la société NanoTag.

Les NanoTags sont pratiquement invisibles à l’œil nu. Au moment du contrôle, le repérage de la zone de lecture se fait au moyen d’une lampe UV et l’identification de l’objet se fait au moyen d’une simple loupe ou d’un microscope portatif.

Un mode de commercialisation original

La lutte contre le vol, des objets domestiques de valeur ou des équipements industriels, représente encore le marché principal de la société. La SNCF et la RATP sont notamment intéressées pour lutter contre les vols des câbles en cuivre.
Le marché de la lutte anti-contrefaçon semble lui aussi très prometteur. Des consultations sont en cours avec les industries automobiles (constructeurs et équipementiers) et pharmaceutique.

Des systèmes et procédés spécifiques sont développés pour répondre aux applications des clients en fonction de leurs cahiers des charges pour marquer différents matériaux (cuivre, plastiques, blister, etc.).

La société française a décidé de mettre l’accent sur la commercialisation en marque blanche aux entreprises qui souhaitent proposer cette solution sous leur propre label.

Le coût d’entrée est de 7 500 euros HT pour concevoir un NanoTag avec des hologramme et numéro de série personnalisés. Ce coût est unique et non récurrent (pas de frais de licence). Le client est propriétaire de ses marqueurs et a accès aux développements après avoir signé un accord de confidentialité.

Il reste ensuite les coûts, relativement modiques, de production des NanoTags. Ceux-ci dépendent notamment de la quantité commandée, du type d’adhésif et de la méthode d’application retenus.

Bref, une technologie, robuste, simple et peu coûteuse, qui ne manque pas d’atouts et qui ne nécessite pas de spécialiste pour être mise en œuvre. Le procédé devrait aussi intéresser les compagnies d’assurance et les particuliers. Un récent article du Monde, daté du 19 août, précisait qu’en 2010, 30 millions de valises ont été égarées dans les aéroports mondiaux !

Philippe Collier

www.adn-ident.fr
www.nanotag.com