La (trop) lente évolution du combat contre les criminels du faux médicament

Écrit par © Filactu le . Rubrique: Sécurité des consommateurs

La conférence-débat sur le thème « La contrefaçon des médicaments » organisée conjointement par l’IRACM et le Cnac, le 20 juin au Sénat, a rassemblé les meilleures compétences nationales et internationales en la matière. Trois tables rondes ont analysé la situation à trois échelles, celle de la France, de l’Europe et du monde face à ce fléau. Elles ont mis en évidence les obstacles et points de blocages qui subsistent depuis 10 ans pour lutter efficacement contre ce scandale, en dépit de l’avancée significative de la convention MEDICRIME, mais dont la mise en œuvre reste à venir.

 I ) La contrefaçon des médicaments en France : mythe ou réalité ?

 II ) La contrefaçon des médicaments en Europe : la législation est-elle adaptée ?

 III ) La contrefaçon des médicaments dans le monde : une guerre mondiale ?

Dans son allocution de bienvenue, Richard YUNG, sénateur et président du CNAC, a surtout souligné la disproportion entre les gains considérables que les organisations criminelles tirent du trafic de faux médicament et la faiblesse des risques encourus.

Ensuite, Jean-David LEVITTE, président de l’IRACM et notamment ancien ambassadeur de France aux États-Unis, a situé les enjeux de l’explosion du trafic des faux médicaments, « peu risqué et très lucratif » et « dont nous sous-estimons l’ampleur du fléau ». Ce qui manque le plus pour le combattre efficacement,  a-t-il constaté, c’est le manque de coopération internationale et de volonté politique. 

Il a ensuite esquissé les composantes d’une stratégie globale en six points : 

  1. Sensibiliser, impliquer, mobiliser les gouvernements sur le sujet en espérant que le prochain G20, qui se tiendra en Chine en septembre prochain, y fera référence ;
  2. Aider tous les États à renforcer leurs droits ;
  3. Intensifier et étendre les programmes de formation dédiés aux autorités judiciaires et de contrôles ;
  4. Aider les États à financer des actions de démantèlement des réseaux de trafiquants ;
  5. Multiplier les campagnes d’information auprès du public ;
  6. Approfondir la connaissance du fléau.

« Il n’y a rien de pire et d’immoral que le trafic de faux médicaments. L’acheteur est toujours une victime et jamais complice. Les trafiquants sont des criminels, » a conclu Jean-David Levitte.

Philippe Collier

I ) La contrefaçon des médicaments en France : mythe ou réalité ?

II ) La contrefaçon des médicaments en Europe : la législation est-elle adaptée ?

III ) La contrefaçon des médicaments dans le monde : une guerre mondiale ?