La douane fête Noël à sa (contre) façon

Écrit par © Filactu le . Rubrique: Sécurité des consommateurs

La Douane a procédé, le 28 novembre 2012, à la destruction de près de 15 000 jouets et autres articles dangereux importés de Chine en contrebande via la Belgique.

En fait, ce sont des enquêtes de fraude à la TVA qui ont permis de mettre la main sur ces jouets défectueux* et non les contrôles habituels concernant le respect des normes et la qualité. Ce qui n'est pas rassurant.

Ces jouets étaient destinés à être revendus à la sauvette, notamment dans le métro, sur des marchés et des bazars de la région parisienne. Ce sont notamment 432 pistolets en plastiques avec piles, 5328 "balles jouets", 1440 pistolets à bulles de savon, 720 pistolets de l’espace, 72 bicycles de compétition, 1 440 poupées dansantes, 100 peluches de chats et 140 peluches de chiens mécaniques, 3 193 jouets en vrac, 12 500 pointeurs laser, 900 lasers de classe 3 et 480 rasoirs électriques qui ont été incinérés.

Le Service commun des laboratoires (SCL) a relevé des non-conformités marquantes sur certains jouets, notamment la présence de phtalates dans les poupées dansantes (avec un taux de 13 %, la limite autorisée étant de 0,1 %)  et les bicycles (5 %). Certains des jouets roulants étaient composés de petites pièces présentant des risques d’ingestion, les cavités renfermant les piles électriques n’étaient pas bien vissées et présentaient des défaillances d’isolation pour certains jouets électriques, notamment les chiens et chats en peluches. Certains jouets avaient même un faux label CE qui pourtant garantit la conformité des importations aux normes de sécurité européennes.

Dans tous les cas, les consommateurs doivent donc être vigilants mais surtout vis-à-vis les produits vendus à la sauvette.

* Des sociétés écrans françaises faisaient appel à des déclarants en douane en Belgique pour réaliser leurs importations de jouets. Ces fausses entreprises se faisaient ensuite livrer dans des entrepôts de la région parisienne.
Les jouets détruits provenaient de trois saisies distinctes, réalisées voici plusieurs mois, par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). Cette destruction médiatique opportune, à la veille des fêtes de Noël, vise certes à sensibiliser les consommateurs, mais surtout à valoriser l’action de la douane.