Le PE souhaite un étiquetage plus clair et informatif des produits alimentaires

Écrit par © Filactu le . Rubrique: Sécurité des consommateurs

Les députés européens veulent que les consommateurs soient mieux informés pour choisir des produits sains. Cependant, afin de ne pas imposer des procédures trop lourdes aux PME et aux petits producteurs, les produits non préemballés et les produits artisanaux sont exemptés de ce règlement.


Informations nutritionnelles obligatoires
Le règlement rendrait obligatoire l'affichage clair des quantités de graisses, de graisses saturées, de calories, de sucres lents, de sel et de sucres contenus dans les aliments. Les teneurs en protéines, en fibres et en graisses "trans" (huiles et graisses hydrogénées) seront également indiquées. Afin de faciliter la comparaison entre les produits, le Parlement demande à ce que les quantités soient toujours exprimées en pourcentage sur 100 g ou 100 ml et soient affichées de manière lisible sur l'emballage.

Les "feux rouges" rejetés
Les députés ont rejeté la proposition de faire figurer un "feu de signalisation" sur l'emballage indiquant le niveau de qualité diététique de l'aliment (un feu rouge pour les produits à forte teneur en sucres, sels et graisses, vert pour les produits jugés "sains"). Les États membres ne pourront pas adopter des mesures contraignantes au niveau national.

Appellations de pays d'origine
Les députés ont voulu trouver le juste équilibre entre le droit des consommateurs à connaître le lieu d'origine des produits alimentaires et les coûts et procédures supplémentaires qu'un tel étiquetage entraînerait pour les producteurs. Actuellement, seuls certains types de produits doivent indiquer le pays d'origine (le bœuf, l'huile d'olive, les fruits et légumes frais, le miel…) mais les députés veulent étendre cette liste à toutes les viandes, volailles, produits laitiers, ainsi qu'à tous les aliments composés d'un seul ingrédient. Les lieux de naissance, d'élevage et d'abattage des animaux - ainsi que les conditions d'abattage selon certaines pratiques religieuses - devraient également être indiqués.

Les bienfaits nutritionnels devront être vérifiables
Les "bienfaits" pour la santé proclamés par certains produits (du type yaourt aux principes actifs, etc.) continueront à être soumis à l'étude et à la validation de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). De plus, les produits pouvant entraîner une perte de poids devront être accompagnés d'un plan diététique expliquant dans quelles conditions les résultats revendiqués peuvent être atteints.

Mettre en garde les jeunes contre les "alcopops"
Les boissons alcoolisées ne sont pas concernées par le règlement, sauf les "alcopops", ces mélanges alcoolisés sucrés spécialement destinés aux jeunes. Ces boissons seront exclues des rayons des boissons gazeuses non-alcoolisées.

Entrée en vigueur incertaine
Trop de divergences existent encore avec le Conseil pour espérer arriver à un accord dans le futur proche. Les députés s'attendent donc à devoir relégiférer en deuxième lecture sur le projet de règlement. En l'état, le texte prévoit une période d'adaptation aux nouvelles règles de trois ans pour les industriels alimentaires, et de cinq ans pour les PME avec moins de 100 employés et de 5 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Texte adopté le 16 juin 2010.