France : plus de 80 % de logiciels piratés dans la moitié des entreprises contrôlées

Écrit par © Filactu le . Rubrique: Réparation

Selon la Business Software Alliance (BSA), les contrôles effectués en 2008 auprès de sociétés françaises pour vérifier la conformité des logiciels installés, montre que le taux de piratage se situait en moyenne à plus de 80% dans une entreprise sur deux.

Dans plus de 20% des cas, ce taux était même supérieur à 95% de logiciels utilisés sans licence, avec une moyenne proche de 4 logiciels illicites par poste !

Ce résultat, particulièrement inquiétant, montre que l’utilisation de copies illicites est encore une pratique trop répandue en France, dont le taux de piratage moyen pour l'ensemble des entreprises s'établissait à 42 % en 2007 selon une étude IDC.

« Les entreprises doivent prendre conscience des risques et des sanctions financières qu’elles encourent en cas de présence de logiciels illicites, et surtout de l’intérêt de mettre en place une politique logicielle » déclare Natacha Jollet-David, porte-parole de BSA en France.

Cependant, les risques pour les entreprises ne sont pas uniquement financiers. La piraterie induit aussi des pertes d'exploitation dues aux pannes, des risques pour leur sécurité (pertes de données), et surtout pour leur réputation.

« La mise en place d’une politique de gestion du parc logiciel (Software Assessment Management - SAM) permet à l’entreprise de prévenir les risques matériels et judiciaires. Mais surtout d’optimiser son parc logiciel, en s’assurant de disposer du nombre de licences correspondant à ses besoins réels. En cette période économique difficile, il est essentiel pour les entreprises de maximiser leurs investissements informatiques, d'éviter le gaspillage et de limiter les risques » explique Natacha Jollet-David.


23 millions de dollars de pénalités

Dans l’ensemble de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique (EMEA), les actions de BSA, ont entraîné pour les entreprises des coûts (dommages-intérêts et acquisition de logiciels licites) qui ont dépassé 23 millions de dollars (environ 18 millions d’euros) en 2008 ; sur cette somme, un peu plus de 8 millions de dollars ont été versés à BSA à titre d’indemnités et plus de 15 millions ont été dépensés par les entreprises pour régulariser leur situation en achetant des logiciels indispensables à leurs activités.

Pour Sarah Coombes, directeur des affaires juridiques de BSA pour l’EMEA, « les infractions au droit de la propriété intellectuelle n’affectent pas seulement les éditeurs de logiciels mais aussi les entreprises. Pour lutter contre le piratage, nous allons poursuivre de repérer les entreprises qui trichent avec le droit de la propriété intellectuelle. En période d’incertitude économique, les entreprises devraient protéger leur patrimoine et non tenter de resquiller sous prétexte que le marché est instable. »