62 % des médicaments vendus sur Internet sont des faux

Écrit par CR35 le . Rubrique: Publications

Une étude réalisée par l’European Alliance for Access to Safe Medicines (EAASM) confirme la menace croissante des pharmacies illicites en ligne. Prudence.

Etude-EAASM_fmtSelon une étude réalisée par l’European Alliance for Access to Safe Medicines (EAASM) portant sur l’analyse de plus de 100 pharmacies en ligne et sur l’achat sur Internet de 30 médicaments en principe délivrés uniquement sur ordonnance, les résultats sont effrayants. L’étude intitulée « Les super-autoroutes de la contrefaçon » confirme la portée et les répercussions très dangereuses et potentiellement mortelles de ce commerce illicite et très lucratif. En effet, sans formation et sans méfiance les consommateurs de ces cyber-pharmacies sont particulièrement vulnérables.

Pour Jim Thomson, Président de l’EAASM : « Les conclusions de ce rapport sont choquantes et la situation qu’il décrit exige le passage à l’action. Les consommateurs sont mis en présence de médicaments de contrefaçon susceptibles de nuire à leur santé et qui, dans les cas extrêmes, les mettent en danger de mort. L’EAASM appelle toutes les parties intéressées – moteurs de recherche, sociétés de carte de crédit, compagnies de transport, groupes de patients, législateurs, etc. – à prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à cette dangereuse tendance. »

> De très graves lacunes

Les résultats de cette étude confirment les craintes que l’on présentait : 62 % des médicaments achetés en ligne sont des contrefaçons ou des produits de qualité inférieure y compris pour des médicaments prescrits dans le traitement de maladies graves comme les affections cardiovasculaires et respiratoires, les troubles neurologiques et les maladies mentales.

Pour cela, les auteurs ont commandé des médicaments sur ordonnance couramment utilisés*. Tous ces médicaments leur ont été livrés sans qu’ils aient eu à montrer le moindre justificatif médical. Cette pratique est illégale et présente de graves dangers pour la santé publique. Réalisées par des spécialistes, des analyses visuelles et chimiques des médicaments délivrés sans ordonnance achetés en ligne viennent encore noircir le tableau dressé par l’enquête :

• 95,6 % des pharmacies en lignes étudiées travaillent en toute illégalité ;

• 94 % des sites Web ne disposent pas d’un pharmacien attitré aux compétences vérifiables ;

• Plus de 90 % des sites Web délivrent sans ordonnance des médicaments de prescription ;

• 86 % des tampons « pharmacien agréé » sont des faux.

Sur les 38 % seulement de médicaments réceptionnés qui se sont avérés d’authentiques produits de marque, 16 % étaient illégaux (produits authentiques illégalement importés dans l’UE depuis un pays extérieur à la Communauté) et 33 % n’étaient pas accompagnés de leur notice, ce qui est illégal en soi et présente un risque pour la santé du consommateur. Plus choquant encore, dans plusieurs cas, le « Plavix », médicament nécessaire à la survie des patients atteints d’affections cardiovasculaires, était livré avec des comprimés gratuits de « Viagra » (ou d’autres produits se prétendant tels). Toute personne sous traitement pour des problèmes cardiaques graves, doit rester sous étroite surveillance médicale, surtout lorsqu’elle prend un cocktail de médicaments destinés à traiter d’autres affections, notamment les troubles de l’érection.

> Filtrer les moteurs de recherche

Le Dr Ian Banks, président du Forum européen « Men’s Health » a déclaré : « J’ai été alarmé de voir qu’un certain nombre des « médicaments » livrés étaient accompagnés de comprimés gratuits, non sollicités et fournis sans aucun diagnostic médical. Cette pratique montre que, loin de récompenser leurs clients avec des « comprimés bonus », ces vendeurs en ligne sont des criminels sans scrupule qui semblent vouloir mettre en danger la vie et le bien-être de leurs clients. » Entre autres recommandations, le rapport suggère que les moteurs de recherche les plus utilisés, comme Google, Yahoo et MSN, éliminent des résultats de recherche les pages Web qui proposent des médicaments de contrefaçon. Cette tactique a déjà montré son efficacité pour empêcher l’accès aux sites de pornographie infantile : il est certainement possible d’obtenir des résultats analogues dans la lutte contre les pharmacies illégales en ligne.


À propos de l’EAASM

Fondée en 2007, l’Alliance Européenne pour l’Accès à des Médicaments Sûrs (ou EAASM, pour European Alliance for Access to Safe Medicines) est un partenariat indépendant réunissant différents acteurs du milieu et de l’industrie de la santé dans une lutte pour la sécurité des patients. Les activités de sa campagne pour l’exclusion des médicaments contrefaisants et de qualité inférieure des chaînes d’approvisionnement gravitent principalement autour de la sensibilisation du public sur des questions concernant les médicaments de contrefaçon.

De très graves lacunes Les résultats de cette étude confirment les craintes que l’on présentait : 62 % des médicaments achetés en ligne sont des contrefaçons ou des produits de qualité inférieure y compris pour des médicaments prescrits dans le traitement de maladies graves comme les affections cardiovasculaires et respiratoires, les troubles neurologiques et les maladies mentales. Pour cela, les auteurs ont commandé des médicaments sur ordonnance couramment utilisés*. Tous ces médicaments leur ont été livrés sans qu’ils aient eu à montrer le moindre justificatif médical. Cette pratique est illégale et présente de graves dangers pour la santé publique. Réalisées par des spécialistes, des analyses visuelles et chimiques des médicaments délivrés sans ordonnance achetés en ligne viennent encore noircir le tableau dressé par l’enquête : • 95,6 % des pharmacies en lignes étudiées travaillent en toute illégalité ; • 94 % des sites Web ne disposent pas d’un pharmacien attitré aux compétences vérifiables ; • Plus de 90 % des sites Web délivrent sans ordonnance des médicaments de prescription ; • 86 % des tampons « pharmacien agréé » sont des faux. Sur les 38 % seulement de médicaments réceptionnés qui se sont avérés d’authentiques produits de marque, 16 % étaient illégaux (produits authentiques illégalement importés dans l’UE depuis un pays extérieur à la Communauté) et 33 % n’étaient pas accompagnés de leur notice, ce qui est illégal en soi et présente un risque pour la santé du consommateur. Plus choquant encore, dans plusieurs cas, le « Plavix », médicament nécessaire à la survie des patients atteints d’affections cardiovasculaires, était livré avec des comprimés gratuits de « Viagra » (ou d’autres produits se prétendant tels). Toute personne sous traitement pour des problèmes cardiaques graves, doit rester sous étroite surveillance médicale, surtout lorsqu’elle prend un cocktail de médicaments destinés à traiter d’autres affections, notamment les troubles de l’érection. > Filtrer les moteurs de recherche Le Dr Ian Banks, président du Forum européen « Men’s Health » a déclaré : « J’ai été alarmé de voir qu’un certain nombre des « médicaments » livrés étaient accompagnés de comprimés gratuits, non sollicités et fournis sans aucun diagnostic médical. Cette pratique montre que, loin de récompenser leurs clients avec des « comprimés bonus », ces vendeurs en ligne sont des criminels sans scrupule qui semblent vouloir mettre en danger la vie et le bien-être de leurs clients. » Entre autres recommandations, le rapport suggère que les moteurs de recherche les plus utilisés, comme Google, Yahoo et MSN, éliminent des résultats de recherche les pages Web qui proposent des médicaments de contrefaçon. Cette tactique a déjà montré son efficacité pour empêcher l’accès aux sites de pornographie infantile : il est certainement possible d’obtenir des résultats analogues dans la lutte contre les pharmacies illégales en ligne. À propos de l’EAASM Fondée en 2007, l’Alliance Européenne pour l’Accès à des Médicaments Sûrs (ou EAASM, pour European Alliance for Access to Safe Medicines) est un partenariat indépendant réunissant différents acteurs du milieu et de l’industrie de la santé dans une lutte pour la sécurité des patients. Les activités de sa campagne pour l’exclusion des médicaments contrefaisants et de qualité inférieure des chaînes d’approvisionnement gravitent principalement autour de la sensibilisation du public sur des questions concernant les médicaments de contrefaçon. www.fr.eaasm.eu">www.fr.eaasm.eu

 

Tous ces médicaments ont été livrés sans avoir à montrer le moindre justificatif médical.

* Liste des produits achetés en ligne

• Maladies cardiovasculaires et respiratoires : Lipitor (Pfizer), Plavix (Sanofi-Aventis), Seretide (GSK), Coversyl (Servier), Micardis (Boehringer-Ingelheim), Spiriva (Boehringer-Ingelheim)

• Santé mentale : Zyprexa (Lilly), Efexor (Wyeth), Risperdal (J&J)

• Maladie d’Alzheimer : Aricept (Pfizer), Reminyl (Shire)

• Andrologie : Cialis (Lilly), Levitra (Bayer-Schering), Viagra (Pfizer), Propecia (MSD)

• Autres : Zoton (Wyeth), Reductil (Abbott), Mirapex (Boehringer-Ingelheim).