« Origine du commerce parallèle du tabac, solutions pour y mettre fin », le Sénat relance le débat

Écrit par © Filactu le . Rubrique: Politique

iacovelli xavier19591fLe Sénateur Xavier IACOVELLI des Hauts-de-Seine organise, ce vendredi 23 novembre au Sénat, un débat sur les « Origines du commerce parallèle du tabac et les solutions pour y mettre fin ».

« J’ai à ce jour la confirmation de la présence de parlementaires, de représentants des cigarettiers, de buralistes, d’associations antitabac, de l’International Tax Stamp Association (ITSA), l’association qui a déposé le recours contre les textes européens devant la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE), d’associations proches des cigarettiers, un débat qui permettra par conséquent d’avoir un vrai échange, utile. »

« Je n’ai pas de doutes que ce débat du 23 novembre va mettre en lumière de vraies questions, de vraies problématiques sur la façon dont nous traitons la question du commerce parallèle de tabac, et sur les changements majeurs que nous devons apporter », souhaite le Sénateur avec une certaine impatience.

Selon Xvier IACOVELLI, « si les mesures nécessaires n'ont pas été prises, c'est qu'il existe toujours un double débat, sur les causes et origines du commerce parallèle de tabac et sur les solutions à mettre en œuvre pour y remédier.

Sur l'origine du commerce parallèle de tabac tout d'abord : alors que les cigarettiers se posent en victimes du commerce parallèle, plusieurs études de l'OMS, d'associations antitabac ou de parlementaires les tiennent pour responsables de l'essentiel de l'alimentation des trafics. Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, qui multiplie les déplacements de terrain sur ce thème ne parle par exemple jamais de l'origine du commerce parallèle de tabac ».

« Cette connaissance des origines du commerce parallèle de tabac est en effet fondamentale pour définir les solutions à mettre en œuvre. Ainsi, l'OMS, Emmanuel Macron, Président de la République ou le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, considèrent que les cigarettiers ne doivent en aucun cas être associés aux mesures de lutte contre le commerce parallèle de tabac. Au contraire, l'UE, Édouard Philippe, Premier ministre, et Bercy estiment qu'il faut collaborer avec l'industrie du tabac, la Santé ne se prononçant pas ».

Rappelons que le commerce parallèle de tabac est un fléau qui se traduit par une aggravation du tabagisme, notamment chez les adolescents, par une perte fiscale directe de quelque 3 milliards d'euros par an pour la France, près de 20 milliards d'euros pour l'UE, et par une baisse de chiffre d'affaires pour les buralistes estimée à 250 millions d'euros par an. <