Journée mondiale sans tabac : le Pr Juvin demande à la France d’appliquer immédiatement le Protocole de l'OMS

Écrit par © Filactu le . Rubrique: Politique

Campagne-anti-tabac-2017À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac du 31 mai, le Pr Philippe Juvin, député européen, chef des urgences de l'Hôpital européen Georges-Pompidou, porte-parole LR sur les questions européennes, demande, dans un courrier adressé au Président de la République ce jour, de confirmer la volonté de la France de faire appliquer immédiatement le Protocole de l'OMS « pour éliminer le commerce illicite de tabac ».


 Alors que la France et l'UE ont respectivement adopté ce Protocole le 30 novembre 2015 et le 24 juin 2016, celui-ci n'est toujours pas mis en œuvre pour des raisons encore inexpliquées.

Philippe Juvin demande ainsi à Emmanuel Macron de saisir Jean-Claude Juncker, président de la Commission, pour lui rappeler que la France exige son application stricte et immédiate.
 
Selon l'OMS, le commerce parallèle de tabac représente chaque année 12 % des 6 000 milliards de cigarettes vendues dans le monde. Les chiffres sont même beaucoup plus importants dans l'UE et en France. La première conséquence de ce fléau est une aggravation des problèmes de santé publique, le tabac meilleur marché du commerce parallèle permettant à des adolescents d'entrer dans le tabagisme, et aux fumeurs avérés de « moyenner » leurs dépenses. Il se traduit également par une perte de recettes pour les buralistes et une perte fiscale énorme pour les États. On évalue cette dernière à 3 milliards d'euros chaque année pour la France, et à 20 milliards d'euros pour l'ensemble des États membres de l'UE.
 
Une des mesures à mettre en œuvre dans le cadre de ce protocole est la traçabilité des cigarettes. Selon le protocole de l'OMS, la traçabilité doit être financée par eux (article 8-14) mais strictement indépendante des cigarettiers (article 8-12) en raison de leur implication avérée dans le commerce parallèle (selon une responsable de la Seita-Imperial Tobacco, 98,8% du commerce parallèle sortirait directement de leurs usines). <