Renforcer la traçabilité et l’information sur l’origine des viandes

Écrit par © Filactu le . Rubrique: Politique

L’étiquetage et la traçabilité des viandes sont des éléments déterminants pour fournir une information loyale des consommateurs. De même que l’indication d’origine est très importante pour les consommateurs, pour qui la traçabilité des produits peut être un critère de choix. Elle est aussi essentielle pour les éleveurs qui souhaitent valoriser une production nationale de qualité.

En 2015, l’action de contrôle de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) sur le respect des règles d’étiquetage et de traçabilité de l’origine des viandes s’est traduite par l’inspection de 2 474 établissements (boucheries, grandes et moyennes surfaces, grossistes, ateliers de découpe, vente directe par les éleveurs).

De faux labels de qualité

Ces contrôles ont porté essentiellement sur le respect des règles d’étiquetage et de traçabilité de l’origine de la viande bovine, ovine, porcine, caprine et de volailles. Ils ont fait apparaître des anomalies sur l’indication de l’origine, sur les allégations relatives à la race de l’animal, à son origine locale, à sa catégorie et sur l’utilisation frauduleuse de signes de qualité tel le label rouge.

La DGCCRF constate encore de nombreux écarts : 1 134 avertissements ont été notifiés, soit un taux d’anomalies de 28 %. Les pratiques frauduleuses donnant lieu à des suites pénales n’ont été identifiées que dans 3 % des cas. 

Les obligations liées à l’information des consommateurs et à la traçabilité de la viande bovine tendent à se renforcer depuis l’affaire de la substitution de viande de cheval à de la viande de bœuf en 2013. L’obligation d’indiquer l’origine de la viande bovine a été élargie, depuis le 1er avril 2015, à l’indication des pays d’élevage et d’abattage des viandes porcines, ovines et de volailles.

Par ailleurs, le label « Viandes de France » résulte d’un travail collectif associant l’ensemble des opérateurs des filières viandes, des éleveurs aux acteurs de la distribution. Il vise à compléter les informations obligatoires en permettant aux consommateurs de repérer facilement les viandes et produits transformés d’origine française.

Enfin, rappelons qu’un projet de décret portant l’obligation d’étiquetage de l’origine des viandes et du lait dans les produits alimentaires transformés a été transmis à la Commission européenne par la France.

PhC