Congrès mondial : du concret, s’il vous plaît

Écrit par CR22 le . Rubrique: Manifestations

Avec ses 700 participants publics et privés qui se sont réunis à Genève (Suisse), les 30 et 31 janvier, le 3e Congrès mondial sur la lutte contre la contrefaçon et la piraterie, organisé à l’initiative de l’OMPI, d’Interpol et de l’OMD, fait figure de grand-messe internationale de la lutte anti-contrefaçon.


À cette occasion, l’OMPI a diffusé le chiffre minimaliste de 100 milliards de dollars pour estimer le coût économique mondial de la contrefaçon. Chiffre que toute la presse a repris alors que, depuis des années, la plupart des instances internationales s’accordent sur celui de 500 milliards… En attendant de disposer d’informations plus précises, promises par l’OCDE, force est de constater que, en dépit des timides actions entreprises jusqu’à
présent, la contrefaçon et la piraterie mondiale ne cessent de croître et que la mise en place d’un réseau international de lutte tarde à s’organiser.

Kamil Idris, directeur général de l’OMPI, appelle toutes les parties « à unir leurs forces pour aider les pays à mettre en place des systèmes de propriété industrielle efficaces ». Ronald K. Noble, secrétaire général d’Interpol, affirme que la nouvelle base de données de cet organisme consacrée aux atteintes à la propriété industrielle « permettrait » de faire progresser la coopération « si » les informations fournies par les entreprises « étaient » mises à la disposition des autorités de lutte. La prudence est le propre du langage diplomatique.

De son côté, Michel Danet, secrétaire général de l’OMD, en appelle à « une réaction internationale, qui nécessite une stratégie visant
tous les maillons de la chaîne de la contrefaçon, du consommateur au contrefacteur, et ce, dans tous les pays ».

Bref : désormais, tout le monde s’accorde sur le constat des conséquences dramatiques de la contrefaçon et de la piraterie. Il reste à passer à l’action.

« Nous devons encore intensifier nos efforts pour trouver et pour mettre en œuvre des solutions concrètes », déclare d’ailleurs Gert T. Betch, vice-président de Daimler Chrysler, qui s’exprime ici en sa qualité de représentant de la Global Business Leaders Alliance against Counterfeiting, en demandant « d’avantage de ressources et de soutiens pour en garantir l’efficacité ». Même constat de la part de Bob Wright, vice-président et directeur général de General Electric : « Nous devons enfin comprendre que les déclarations abstraites appartiennent au passé et que des mesures concrètes s’imposent. »

Rendez-vous donc au 4e Congrès, dont le lieu et la date seront précisés ultérieurement…