20 520 noms de domaine et près de 8 000 sites commercialisant des contrefaçons suspendus

Écrit par © Filactu le . Rubrique: Contrefaçon

IOS-VIIILes enquêtes conjointes de l’Europol’s Intellectual Property Crime Coordinated Coalition (IPC³), et de l’ US National Intellectual Property Rights Coordination Center (IPR Center) et des services répressifs des 27 États membres de l’UE et de certains pays tiers ont permis la saisie de 20.520 noms de domaine et la fermeture de 7.776 sites Web commercialisant en ligne des produits contrefaisants tels que des vêtements de sport, de l'électronique, des produits pharmaceutiques et des contenus piratés sur les plateformes de commerce électronique et les réseaux sociaux.

Cette opération récurrente mondiale baptisée « In Our Sites » (IOS) a été mise en œuvre en 2014. Cette année la huitième édition (IOS VIII) a vu un grand nombre d'associations anti-contrefaçon et de représentants de marques rejoindre les forces de l'ordre pour faciliter la coopération internationale et soutenir les pays impliqués dans cette initiative.

Selon la douane américaine, en 2017, 50 385 noms de domaine illégaux ont été saisis et 320 701 liens vers des sites e-commerce / réseaux sociaux ont été supprimés au cours de l'année dans le cadre de l'opération Transatlantic VIII, une initiative conjointe de l'ICE (US Immigration and Customs Enforcement) et Interpol.

De son côté, l’Union des fabricants (Unifab) salue « l’engagement collectif de cette opération qui, à la veille de Noël, sonne comme une réelle volonté des industriels et du secteur public d’offrir un environnement numérique plus sûr aux consommateurs. À la fin de l’année 2016, certains titulaires de droits constataient qu’environ 12 % des produits vendus en ligne étaient potentiellement de faux articles. Ce nombre n’a cessé d’augmenter au cours de l’année 2017, puisque, désormais, le projet d'évaluation POLITICO, estime ce chiffre à 14,3%. »

C’est pour cette raison, que  l’Unifab appelle une nouvelle fois, la Commission européenne « à instaurer des mesures pour responsabiliser les intermédiaires, et plus particulièrement les plateformes de ventes en ligne, qui ont la possibilité de mettre leurs outils technologiques au service de la protection de l’innovation, de la création, de la recherche et du développement. Il s’agit non seulement de protéger les consommateurs, mais également les États qui sont mis en péril par les activités illicites d’organisations criminelles. » <