Opération Pinar : 265 000 produits contrefaisants saisis en Espagne

Écrit par © Filactu le . Rubrique: Contrefaçon

01-Europol-spainLa Police nationale et les autorités fiscales espagnoles ont démantelé, avec l’aide d’Europol, une organisation criminelle internationale impliquée dans la contrefaçon et le blanchiment d'argent. Au total, près de 265 000 produits portant atteinte aux droits de propriété intellectuelle - textiles, chaussures, montres, lunettes de soleil, maroquinerie, bijoux et autres - ont été saisis, avec une valeur estimée du marché noir de 8 millions d'euros.

Par ailleurs, le groupe criminel utilisait un réseau sophistiqué de sociétés fictives et d'hommes de paille pour blanchir le produit de leurs activités criminelles, dont on estime qu’il dépasse les 9 millions d'euros.

Le 29 novembre dernier, 71 personnes ont été arrêtées, 6 lieux ont été fouillés et 41 boutiques ont été inspectées, y compris des entrepôts. L'opération a aussi conduit à la saisie de 30 véhicules haut de gamme, 150 comptes bancaires, environ 13 000 euros en espèces, deux plaques d'estampillage et des documents relatifs aux activités illicites. Dans certains lieux, les enquêteurs ont découvert l'existence d'entrepôts secrets cachés derrière de faux murs, utilisés par les criminels pour dissimuler les marchandises illicites.

02-Europol-spain

L'opération Pinar a été initiée par la Police nationale espagnole en 2013 et a vu au total la participation de plus de 400 agents.  Lors de la journée d'action, qui a réuni 240 agents, deux experts d'Europol ont été déployés à La Junquera (Espagne) avec un bureau mobile et un dispositif universel d'extraction légale (UFED). Les informations recueillies au cours de l'opération ont été analysées et échangées en temps réel et immédiatement comparées aux bases de données d'Europol.

Le gang opérait dans les régions de La Junquera et d’El Perthus en Espagne, un point noir historique de l’atteinte des droits de propriété intellectuelle en Europe. L'organisation était structurée en trois groupes homogènes, sans hiérarchie claire, et fonctionnait de manière parfaitement coordonnée pour partager les canaux d'approvisionnement, les entrepôts et les mécanismes de blanchiment d'argent. Les marchandises provenaient de différentes sociétés et de différents pays, en particulier la Chine, le Portugal et la Turquie. D'autres produits, principalement des articles de maroquinerie et des ceintures, ont été contrefaits en Espagne par l'acquisition de produits « blancs » sur lesquels étaient ensuite appliqués les logos marques reconnues.