Opération GIBOIA II : contre le crime pharmaceutique en Afrique australe

Écrit par © Filactu le . Rubrique: Contrefaçon

GIBOIA2-Angola 06 Les autorités ont fermé trois installations de fabrication de médicaments illicites et saisi plus de 150 tonnes de faux médicaments au cours de la plus importante opération d’INTERPOL ciblant le crime pharmaceutique en Afrique australe.

Quelque 2 100 policiers, douaniers et inspecteurs de la santé ont participé à l'opération GIBOIA II (19-21 août 2015) dans sept pays - l'Angola, le Malawi, l'Afrique du Sud, Swaziland, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe. Les rafles ont été menées sur les marchés, les magasins, les entrepôts, les pharmacies, les cliniques et les ports dans plus de 50 villes, ainsi que sur des véhicules de transport.

En Afrique du Sud,  trois installations clandestines de fabrication de médicaments illicites ont été fermées, ainsi qu’une vingtaine de pharmacies et magasins vendant des médicaments contrefaisants ou illicites et des composés potentiellement nocifs.

Parmi les produits illicites ou de contrefaçon saisis figuraient des antibiotiques, des analgésiques, des médicaments contre le dysfonctionnement érectile, le contrôle des naissances et de médicaments antipaludiques. Et selon le commissaire de police Charity Charamba, du Zimbabwe, 424 000 comprimés de faux médicaments antirétroviraux ont été récupérés dans le pays pendant l'opération !

Les routes utilisées par des réseaux criminels du trafic de faux produits pharmaceutiques, en Afrique australe et au-delà ont aussi été identifiées.

La valeur des médicaments illicites et des contrefaçons saisis, à la fois de marques et génériques, est estimée à environ 3,5 millions dollars. Des médicaments détournés, interdits ou périmés et des dispositifs médicaux ont également été identifiés.

Opération GIBOIA II a permis l’arrestation de 550 personnes pour des infractions de contrefaçon, de fabrication illicite, de vente de médicaments ou encore de pratiques médicales illégales.

Les principaux objectifs de l'opération GIBOIA II étaient d'identifier et de démanteler les réseaux criminels et la distribution de produits pharmaceutiques falsifiés et illicites ; accroître la coopération et le partage d’informations entre les pays et les organismes de la région ; et de sensibiliser le public aux dangers des médicaments contrefaisants.

Mais combien de fois faudra-t-il recommencer ce type d’opérations ponctuelles avant d’espérer réduire, sinon éradiquer, ces trafics mortels ?