Bilan 2019 de l’OMPI : vers une infrastructure favorisant la création d’un réseau mondial du savoir

Écrit par © Filactu le . Rubrique: International

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(Photo: OMPI/Martin)

Les assemblées des États membres de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI/WIPO) se tiennent actuellement à Genève, du 30 septembre au 9 octobre 2019, en présence de plus de 1 000 délégués. Lors de la session d’ouverture, de cette 59° série de réunions, Francis Gurry, le directeur général, a souligné la bonne santé financière de l’organisation . « Nous avons clôturé l’exercice 2018 sur un excédent de 42,5 millions de francs suisses.  À ce stade, nous prévoyons que 2019 s’achèvera également sur un solide excédent ». Tout en indiquant que la demande record de titres de propriété intellectuelle (PI), alimentée par la rapidité du progrès technologique, soulevait des difficultés croissantes pour l’administration de la propriété intellectuelle mondiale.

« L’importance accrue de la PI soulève de nouveaux défis tant pour elle-même que pour l’Organisation. L’un de ces défis, qui touche tous les offices nationaux et régionaux de propriété intellectuelle au même titre que l’OMPI, concerne la façon dont il convient de gérer l’accroissement de la demande afin d’assurer le respect des délais et la qualité de l’instruction des demandes de titres de propriété intellectuelle ».

Ainsi l’Organisation serait « aux avant-postes en ce qui concerne la mise au point et le déploiement de nouvelles applications d’intelligence artificielle , tels que WIPO Translate, un tout nouveau système de recherche de marques par images ou encore un système amélioré de traitement des comptes rendus de réunions ».

Francis Gurry a aussi fait référence, en termes diplomatiques, aux nombreux blocages politiques qui paralysent les initiatives de l’Organisation. Notamment en ce qui concerne « le système de PI conventionnel devait être ajusté pour combler les lacunes présumées de manière à s’assurer qu’il continue de servir efficacement l’écosystème de l’innovation ».

Selon lui, les pressions exercées sur le système multilatéral « nuisent à sa capacité de produire des résultats dans le domaine de l’établissement de normes en temps utile, notamment en raison d’un manque de volonté politique d’adopter une approche multilatérale et d’élaborer des solutions multilatérales ».

Il a indiqué que le fait de sous-estimer le système multilatéral pouvait conduire à une absence d’harmonisation du cadre règlementaire applicable à des technologies qui sont déployées à l’échelle internationale. « Une course visant à imposer la norme ou la solution mondiale moyennant la mise en concurrence des règlementations nationales ou régionales, par opposition à l’approche multilatérale, finira par éroder la valeur des technologies elles-mêmes ainsi que l’utilité économique et sociale de leur déploiement. L’interopérabilité technique dépend de l’interopérabilité règlementaire ».

L’Assemblée générale est présidée par l’Ambassadeur Duong Chi Dung, représentant permanent du Viet Nam auprès de l’Organisation des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève. <

PhC

Pour plus de détails, consulter le « Rapport du Directeur général aux assemblées 2019 de l’OMPI ».