Palmarès Inpi 2017 : VALEO, PSA et SAFRAN toujours en tête du classement

Écrit par © Filactu le . Rubrique: Chiffres et indicateurs

couv-palmares-inpi-2017L’édition 2017 du palmarès des déposants de brevets auprès de l’INPI confirme la stratégie des grands groupes d’aligner politique d’innovation et protection de la propriété industrielle. Tandis que la tendance à la concentration se confirme : alors qu’en 2007, les 50 premiers déposants représentaient 42 % des demandes publiées, ils sont, en 2017,  à l’origine de 48,8 % des demandes publiées.

Le Top 4 inchangé, Michelin de retour dans le Top 10

En 2017, les quatre premières places du palmarès restent inchangées par rapport à 2016. Valeo et PSA, les 2 premiers du palmarès, repassent l’un et l’autre au-dessus de la barre des 1 000 demandes publiées sur une année, ce qui n’avait plus été le cas en 2016.

Le Groupe Valeo reste à la première place avec 1 110 demandes de brevets publiées (contre 994 en 2016). Le Groupe PSA (consolidé incluant Faurecia) est au deuxième rang, passant de 930 demandes publiées en 2016 à 1 021 en 2017. La troisième place est occupée par Safran avec 795 demandes publiées (758 demandes publiées en 2016). Le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) conserve la quatrième place avec le même nombre de demandes publiées qu’en 2016 : 684.

INPI palmares 2017

Deux entreprises ETI* pour la première fois dans le classement

Pour la toute première fois, deux entreprises de taille intermédiaire (ETI*) figurent simultanément parmi les 50 premiers déposants de brevets à l’INPI : il s’agit de Parrot SA à la 38e place, et du Groupe Soitec, à la 46e place.

Parrot SA, qui avait été Lauréat des Trophées de l’innovation INPI dans la catégorie « Brevets » en 2007, est présent dans le palmarès avec 36 demandes publiées.
Soitec, avec 31 demandes publiées, revient dans le Top 50 après 6 années d’absence.

Les évolutions les plus marquantes

Des changements de stratégies de propriété industrielle semblent se dessiner avec des hausses et des baisses de demandes de brevets significatives parmi les 20 premiers déposants.

Les plus fortes progressions sont Alstom, qui passe de la 30e à la 20e place (101 demandes publiées en 2017 contre 48 en 2016, +110 %), le Groupe STMicroelectronics de la 16e à la 14e place (+19 %), Michelin de la 11e à la 8e place (+15 %), le Groupe Valeo qui reste en 1re place, mais avec un nombre de demandes de brevets qui augmente de +12 % et le Groupe Saint-Gobain qui passe de la 18e à la 17e place (+11 %).

Toujours parmi les 20 premiers déposants, les baisses les plus importantes en 2017 concernent Orange (-26 %) qui passe de la 10e à la 12e place, L’Oréal (-26 %) de la 8e à la 9e, le Groupe Renault(-21%) de la 5e à la 6e et Thales (-15%)de la 9e à la10e.

Les principaux domaines technologiques

Tous les secteurs industriels français d’importance, comme l’automobile, la cosmétique, l’aéronautique, les télécommunications, l’électronique, la chimie et l’énergie, sont présents dans ce palmarès.

La mécanique est le principal domaine technologique d’innovation des entreprises françaises du palmarès 2017. Elle représente 45 % des demandes de brevets.
Le domaine de l’électronique/électricité est le 2e secteur dans lequel la France a déposé le plus de demandes de brevets en 2017 (26 %).

Troisième secteur dans lequel les entreprises françaises sont les plus dynamiques : la chimie avec 19 % des demandes de brevets, en légère progression (0,4 %).

La recherche publique toujours aussi présente

Les organismes publics sont de plus en plus présents dans le palmarès des grands déposants : au nombre de 10 en 2015, ils sont 13 cette année, comme en 2016.

Parmi les 20 premiers déposants, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives conserve son 4e rang (avec toujours 684 demandes publiées), le CNRS gagne une place, en se classant 5e (405 demandes publiées en 2017 contre 373 en 2016) et IFP Energies nouvelles conserve sa 13e place (175 demandes publiées).

Les nouveaux entrants (Université de Montpellier, SNCF, Sorbonne Université et le Groupe Nexter) se classent respectivement aux rangs 35, 44, 45 et 46.

Une concentration significative des demandes de brevets publiées

Concernant la concentration du nombre de demandes de brevets publiées, la tendance de ces dernières années se confirme : la concentration est de plus en plus forte. Alors qu’en 2007, ils représentaient 42 % des demandes publiées, les 50 premiers déposants représentent 48,8 % des demandes publiées en 2017.

Cette progression est portée uniquement par les 20 premiers déposants : en 2017, les 20 premiers déposants représentent 41 % des demandes de brevets publiées, contre un tiers (33,4 %) en 2007. Ce phénomène s’explique en partie par une concentration de plus en plus importante des entreprises elles-mêmes, accentuée ces dernières années par des rachats et des fusions. <

* Une entreprise de taille intermédiaire (ETI) est une entreprise qui a entre 250 et 4 999 salariés, et soit un chiffre d'affaires n'excédant pas 1,5 milliard d'euros soit un total de bilan n'excédant pas 2 milliards d'euros. Une entreprise qui a moins de 250 salariés, mais plus de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires et plus de 43 millions d'euros de total de bilan est aussi considérée comme une ETI.

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https://www.inpi.fr/sites/default/files/inpi_statistiques_palmares_2017_2.pdf