Un internaute sur six en quête de bonnes affaires est trompé par des sites de contrefaçon

Écrit par © Filactu le . Rubrique: Chiffres et indicateurs

La dernière étude Shopping Report, publiée par MarkMonitor® permet de mieux cerner les intentions d’achat des cyberconsommateurs et le profil de ceux qui acquièrent volontairement des contrefaçons.

À l’approche des fêtes, les consommateurs qui font leurs achats en ligne doivent se montrer vigilants. De nombreuses contrefaçons sont proposées à des tarifs pouvant les faire passer pour des produits authentiques, souvent avec des remises de 25 à 50 % sur leur prix catalogue, ce qui est comparable aux offres promotionnelles de fin de série ou autres soldes. Ces prix « crédibles » font croire à des consommateurs de bonne foi qu’ils réalisent une vraie bonne affaire, en particulier lorsque s’y ajoutent, comme c’est de plus en plus le cas sur les sites illégaux, des campagnes marketing et photographies récentes appartenant aux marques contrefaites.

L’étude a été réalisée, en collaboration avec Nielsen, à partir d’un panel de plus de 285 000 internautes situés aux États-Unis et dans cinq pays européens sur une période de huit mois.

Près de neuf millions de transactions portant sur des articles de mode et des chaussures ont ainsi été étudiées par MarkMonitor, afin de déterminer si les consommateurs fréquentaient des sites vendant des produits authentiques, ou des sites illégaux, proposant des contrefaçons.

MarkMonitor s’est également intéressé aux motivations des acheteurs, d’après les termes employés dans leurs recherches. En classant ces termes selon qu’ils révèlent une quête de bonnes affaires (« bon marché » ou « discount ») ou de faux produits (« contrefaçon » ou « réplique »), on peut distinguer les cyberconsommateurs en quête de produits authentiques ou de contrefaçons.

Avant tout une recherche de « bonnes affaires »
L’étude révèle que le nombre de chasseurs de « bonnes affaires » s’inscrit en hausse : ils sont 28 fois plus nombreux que les consommateurs recherchant délibérément des contrefaçons aux États-Unis et en Europe contre 20 fois plus nombreux dans la précédente étude.

Si la chasse aux bonnes affaires se poursuit sur les canaux numériques, les membres du panel de la présente étude ont, semble-t-il, plus rarement eu l’occasion de tomber sur un site illégal : 10 % des internautes en ont fait les frais, contre 20 % lors de l’enquête précédente.*

En revanche, un cyberconsommateur sur six, chasseur de bonnes affaires et qui aboutit sur un site illégal montre une intention d’achat alors qu’il a toutes les chances d’être leurré.

Les foyers sans enfants et les femmes plus vulnérables
Par ailleurs, l’étude MarkMonitor Shopping Report a examiné le profil des acheteurs : âge, sexe, revenus, niveau d’études et taille du foyer. Aux États-Unis comme en Europe, la tranche des 31-50 ans constitue le premier segment de consommateurs réalisant des achats sur des sites illégaux (40 % aux États-Unis et 43 % en Europe), talonnée par la génération Y, c’est-à-dire les 18-30 ans (30 % aux États-Unis et 25 % en Europe).

MarkMonitor a constaté également que les articles contrefaisants étaient en majorité acquis par des femmes, à 56 % aux États-Unis et à 53 % en Europe. Autre similitude entre les consommateurs européens et américains fréquentant des sites illégaux : l’absence d’enfants dans le foyer, caractéristique de 56 % des internautes basés aux États-Unis, et de 61 % de ceux résidant en Europe.

Selon Fredrick Felman, directeur marketing de MarkMonitor**, « les résultats de notre étude Shopping Report soulignent l’importance pour les enseignes de développer des stratégies proactives visant à préserver leurs marques de sorte que la confiance de leurs clients ne soit pas ébranlée par des activités numériques illicites. »


L’étude MarkMonitor Shopping Report est disponible en téléchargement gratuit.

* Axée sur les secteurs de la mode et du luxe dans l’univers numérique, cette étude vient compléter la première édition du MarkMonitor Shopping Report, consacrée aux contrefaçons dans le e-commerce (en novembre 2012).

** Une division de Thomson Reuters Intellectual Property & Science