Suisse : 64 % des entreprises suisses touchées par la contrefaçon et la piraterie

Écrit par CR02 le . Rubrique: Chiffres et indicateurs

En 2004, plus de 74 000 pièces en euros ont été retirées de la circulation. Ce nombre, bien qu’en croissance, reste modeste par rapport aux 55 milliards de pièces (authentiques) en euros et largement inférieur au nombre global de fausses pièces libellées dans les anciennes monnaies nationales avant l’introduction de l’euro.

Trois ateliers de faux monnayeurs ont été démantelés en 2004, deux en Italie et un en Espagne. En ce qui concerne les faux billets en euros, quelques 594-000 ont été détruits en 2004 selon la BCE.

> Commentaire

L’Institut Fédéral suisse de la Propriété Industrielle (IPI) a récemment publié les résultats d’une enquête conduite au printemps 2004 sur l’impact de la contrefaçon et de la piraterie sur les entreprises suisses ou implantées en Suisse. L’enquête n’a collecté que 72 réponses, mais serait néanmoins représentative selon Caroline de Buman de l’IPI qui a conduit les travaux.

L’enquête ne cite aucun nom d’entreprise mais l’on sent bien l’ombre de poids lourds dans chacun des trois grands secteurs étudiés : Nestlé dans l’alimentation, le Groupe Richemont dans le luxe ( N°2 mondial) et la Fédération Horlogère dans le secteur de la production.

Globalement l’enquête mesure l’impact de la contrefaçon et de la piraterie sur les différents titres de propriété intellectuelle et constate que, pour pratiquement une entreprise sur deux, l’évolution au cours des trois dernières années est considérée comme forte à très forte.

La présence de produits contrefaisants sur les différents marchés mondiaux varie d’un secteur à l’autre. Pour l’alimentation les contrefaçons sur les marques et les indications de provenance sont surtout constatées en Europe y compris la Suisse.

En revanche pour le luxe tous les continents sont concernés à part égale. Tandis que pour le secteur de la production, dont l’horlogerie, les régions les plus touchées sont l’Europe et l’Asie. L’IPI précise que sur la base de l’enquête, il n’a pas été possible de déterminer si les produits contrefaits ou copiés sont également produits dans les régions citées ou si leur présence résulte d’une importation ou d’un transit.

De même, des investigations supplémentaires seraient nécessaires pour quantifier le montant des préjudices subis. Seule la Fédération Horlogère Suisse cite le chiffre de 800 millions de FS de pertes estimées, soit 8 % de ses exportations 2003.

Le rapport est disponible sur le site : www.ige.ch/F/jurinfo/j107.shtm

 

CR02-tab1

 

 

 

 

 

CR02-tab2

 

 

 

 

 

 

CR02-tab3