Suisse : « Stop Piracy » lance une nouvelle campagne

Écrit par © Filactu le . Rubrique: Campagnes

L’association suisse anti-contrefaçon « Stop à la Piraterie », a organisé, fin octobre 2010, un « Stop Piracy Day » pour initier sa nouvelle campagne de communication sur le thème « La piraterie est sans scrupule » symbolisé par un crochet de pirate rapace et sans scrupule. Pour la circonstance une opération de destruction de contrefaçons, à l’aide d’un médiatique rouleau compresseur, s’est déroulée sur le tarmac de l'aéroport de Berne-Belp.



Le crochet du pirate à l'abordage des contrefaçons
Selon Anastasia Li-Treyer, la présidente de Stop à la piraterie et directrice de Promarca « la nouvelle campagne de montre clairement à quel point la piraterie peut être impitoyable et destructrice. On peut voir aussi les répercussions qu'elle peut avoir sur certaines branches : le crochet du pirate transperce les contrefaçons – à l’image de la piraterie qui n’a pas d’égard pour les pertes qu’elle engendre. Dans la réalité, les défauts des produits contrefaits ne sont malheureusement pas toujours faciles à reconnaître – le travail de sensibilisation de Stop à la piraterie en est donc d'autant plus important. »
La nouvelle campagne — dont le budget conséquent n’est pas communiqué — sera largement diffusée au cinéma, à la télévision, sur Internet, sur des affiches, des cartes postales et dans des annonces pour attirer l'attention du public sur le problème.
Crochet-Stop-Piracy-CH Medi-Stop-Piracy


Il est en effet particulièrement inquiétant qu’un Européen sur quatre achèterait des contrefaçons, et 60 % des acheteurs le feraient sciemment.
En Suisse, Stop Piracy estime les pertes économiques dues à la contrefaçon à à deux milliards de francs suisses (1,5 Md d’euros), dont 800 millions FS (600 M€) dans le secteur de l’horlogerie.

« Rien qu’en 2009, la cellule Internet de la Fédération de l’industrie horlogère suisse a fait supprimer plus de 180 000 offres de fausses montres sur les plateformes de vente en ligne et 264 000 pièces ont été saisies en Asie. Et en 2010, la Fédération de l’industrie horlogère suisse FH a confisqué plusieurs centaines de milliers de fausses montres suisses en collaboration avec ses organisations partenaires », selon Yves Bugmann, chef de la division juridique de la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH).

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