Italie : lancement d’une campagne anti-contrefaçon

Écrit par CR14 le . Rubrique: Campagnes

L’Italie a lancé, le 25 janvier 2006, une campagne de sensibilisation aux méfaits de la contrefaçon. La première tranche, d’un coût de 1 million d’euros, s’est déroulée en février et mars; elle sera complétée par une seconde tranche durant l’été et l’automne, d’un montant de 5 millions d’euros.

CR14-Italie1_fmt CR14-Italie2_fmt
CR14-Italie3_fmt CR14-Italie4_fmt

Selon Maria Ludovica Agro, directrice de l’Office italien des brevets et des marques, «elle est conçue sur les mêmes principes que la campagne française “Contrefaçon non merci”. Son objectif est avant tout pédagogique. Elle vise à une prise de conscience des conséquences très matérielles d’un vol immatériel. La plupart des gens ne perçoivent pas le vol immatériel comme étant un véritable vol. Il est nécessaire de leur faire connaître de manière claire les dommages que de tels actes infligent à l’économie de leur propre pays, et les retombées négatives pour eux-mêmes. C’est un appel à la responsabilité-».

La campagne recourt à la fois à la télévision, la presse, l’affichage sur les trains et les totems d’information placés dans les grandes villes touristiques. Elle compte établir plus de 80 millions de contacts. Rappelons qu’un nouveau décret a été adopté en Italie, le 19 mars 2005. Considéré comme «très novateur» grâce aux mesures adoptées, le nouveau texte intègre les apports de la directive européenne du 29 avril 2004 en facilitant la destruction des marchandises saisies, en fixant des critères pour apprécier les dommages de façon plus dissuasive et en établissant des normes de procédure abrégées. Silvio Paschi, le secrétaire général de l’Indicam, l’association anti-contrefaçon qui réunit les entreprises italiennes privées, souligne que «la France et l’Italie sont les deux seuls pays où la consommation de contrefaçons
est punie». Ajoutons que c’est le cas aussi du Japon.