Une indication géographique pour la « Porcelaine de Limoges »

Écrit par © Filactu le . Rubrique: Acteurs

Asso-IG-Porcelaine-LimogesAprès le « Siège de Liffol » en décembre 2016 et le « Granit de Bretagne » en janvier 2017, c’est au tour de la « Porcelaine de Limoges » d’être homologuée « indication géographique » par l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi), à compter du 1er décembre 2017.

Signe officiel de qualité et d’origine, l’indication géographique (IG) assure aux consommateurs l’authenticité des produits qu’ils achètent et permet aux artisans et entreprises de valoriser leurs produits et de protéger leur savoir- faire de la concurrence déloyale et de la contrefaçon. C’est la loi dite « consommation », votée en 2014, qui a élargi les indications géographiques aux produits manufacturés. Auparavant, seuls les produits agricoles et viticoles pouvaient bénéficier d’indications géographiques.

« Lorsque des entrepreneurs savent unir leurs forces et se mobiliser, au-delà de la concurrence qui est la leur au quotidien, l’indication géographique est un excellent moyen de valoriser leur savoir-faire commun et propre à leur territoire. L’Inpi se réjouit de pouvoir fournir aux entreprises un signe officiel de leur engagement de qualité, » constate Romain Soubeyran, directeur général de l’Inpi.

C’est l’Association pour l’IG  « Porcelaine de Limoges » — qui représente 27 fabricants ou décorateurs de porcelaine de Limoges et 14 professionnels, syndicats et autres associations professionnelles — se voit déléguer la gestion de cette indication géographique et de son cahier des charges très précis (fabrication du blanc, coulage, calibrage, estampage, pressage, finition, cuisson, émaillage, etc.).

L’association compte environ 900 emplois, soit presque 90 % des acteurs de la filière.  Le chiffre d’affaires de l’ensemble de la filière est estimé à plus de 80 millions d’euros, dont la moitié à l’export, réalisé par des entreprises de taille variable (de 1 à 230 salariés).

L’IG produit manufacturé intéresse de nombreuses entreprises dans toutes les régions françaises : une cinquantaine de prises de contact et demandes d’information ont été faites auprès de l’Inpi. À ce jour, deux autres demandes d’indications géographiques sont en cours d’examen (« Pierre de Bourgogne » et « Savon de Marseille ») et plusieurs dossiers sont en préparation. <