Pour une coopération policière internationale plus offensive

Écrit par CR07 le . Rubrique: Acteurs

A l’occasion du 15e colloque annuel du SCTIP (Service de Coopération Technique Internationale de Police), le 5 septembre, Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire, a tenu un discours mobilisateur sur les priorités d’action. Présents dans plus d’une centaine de pays, les 400 fonctionnaires du SCTIP, peuvent apporter une aide précieuse aux entreprises qui souhaitent remonter les filières de la contrefaçon.

Les policiers et gendarmes du SCTIP ont une mission de terrain «-à la source des différents trafics et réseaux criminels-» ( terrorisme, trafics de drogue et d'armes, immigration clandestine, contrefaçon... ).

Un décret, signé conjointement par les ministères de l'Intérieur, des Affaires étrangères et de la Défense, fixera prochainement les attributions des Attachés de Sécurité Intérieure (ASI) en poste dans les ambassades.

« En vertu de la loi d'orientation pour la sécurité intérieure de 2002, tout coopérant technique à l'étranger, qu'il soit policier ou gendarme, est placé sous l'autorité de l'Attaché de Sécurité Intérieure, et non de l'attaché de Défense. L'ASI est placé sous l'autorité de l'ambassadeur », mais aussi sous l’autorité du directeur général de la Police nationale. (…) « Le temps est venu de déployer une diplomatie offensive qui place les Etats devant leur responsabilité. Nous ne devons plus admettre de comportements dilatoires ou non-coopératifs face à des périls aussi graves que le terrorisme ou les trafics illicites.

Je n'attends pas de vous que vous vous comportiez uniquement en diplomates, et que vous vous contentiez d'élaborer des télégrammes d'analyse aussi précieux soient-ils… Je souhaite que vous agissiez directement. Votre place est sur le terrain et non dans les salons. » estime le ministre.

En 2005, le SCTIP a fermé une douzaine de postes pour se concentrer dans les parties du monde les plus sensibles. Mais « avec 1730 actions de coopération mises en œuvre en 2004, pour quelque 19 millions d’Euros de crédits d’intervention, le SCTIP a plus que doublé son activité au cours des dix dernières années. »

En somme, cette coopération ne doit pas être à sens unique. Elle implique des contreparties. « Aucune aide ne doit plus être consentie à un pays qui ne coopère pas avec nous. »

Voilà qui est clair.